25 juillet 2017 – 11 août 2017

Jean-Marie Barotte – Lo que queda del fuego

CLUB DIARIO DE IBIZA
Carrer des Melians
07800 Puig d’en Valls, Illes Balears – Espagne

Jean-Marie Barotte, né à Milan en 1954. Après une longue expérience dans le théâtre comme acteur dans le groupe ‘Cricot 2’ du réalisateur et peintre Tadeusz Kantor, prend la décision de se dédier à la peinture en tant que sa nouvelle forme d’expression. Partant d’œuvres littéraires poétiques et philosophiques sur la peinture prenant la forme d’une méditation. Expositions récentes : Personnelle NEROCENERE, Fondazione Stelline Milano 2014 – E QUINDI USCIMMO A RIVEDER LE STELLE, Nuova Galleria Morone Milano 2014 – OLTRE la CENA Un ULTIMA SCENA Galerie de l’Institut français Milano, septembre 2015 – Expo 2015 – Milano – T.ART, Institut Français Milano, Fondazione Stelline. Exposition LIMEN 21ProjectRoomParis 2017.

« L’œuvre de l’artiste italo-français a longtemps été considérée par la critique comme une recherche sur la valeur sémantique du noir. Un saut d’inspiration existentielle dans l’obscurité, la recherche désespérée d’une lueur d’espoir dans la nuit sombre de la rédemption. Aujourd’hui, Jean-Marie Barotte enchante et surprend par son virage inattendu dans les territoires de la couleur, où la lumière fait irruption dans ses icônes, sur les pages de missels laïcs côtes à côtes dans l’espace, véritables planches de la mémoire où sont gravées les traces d’un passé archaïque, fossiles d’une vie primordiale. La couleur agit comme un éclair, une fissure dans la terre asséchée, une blessure de lave et de magma dans la matière cendreuse déposée au fil du temps.

Après la série d’importantes expositions personnelles organisées entre Milan et Ibiza, Jean-Marie Barotte revient à Paris avec une sélection de travaux récents témoignant de cette nouvelle phase de réflexion. Une réflexion sur le langage même de la peinture, retenue en équilibre sur la frontière subtile séparant l’ombre d’une source lumineuse capable de filtrer à travers le seuil du visible.

Le fameux adage « per visibilia ad invisibilia » évoque notre méthode de connaissance de l’au-delà, qui permet d’entrevoir l’invisible par le biais d’images reconnaissables. Il nous suffit de penser à la perspective ouverte dans le monde de l’art par le sens même de l’icône, emblème métaphysique des images et de la lumière qui a confié aux nuances d’or un message subliminal de communication avec les sources de la création.

Accompagnés par les vers des auteurs qui ont influencé la pensée de Jean-Marie Barotte, conférant à Sto arrivando! recherche une dimension souvent littéraire, d’Edmond Jabes à Jacques Derrida, nous pouvons traverser la frontière sensible de l’iconostase, « la frontière entre le monde visible et le monde invisible », au gré d’une peinture qui transcende la réalité, l’obscurité du contingent, pour évoluer dans une sphère de lueurs gorgée d’une force et d’une dimension absolues. »

Chiara Gatti

21 Project Room Paris est un espace de conception, un laboratoire d’idées et de créations qui, au fil d’une programmation polymorphe, souhaite mettre en avant l’art et la création contemporaine, activer des productions internationales et favoriser les échanges interculturels et interdisciplinaires, où l’identité et la différence se rencontrent grâce à l’intégration de différentes approches artistiques, innovatrices, scientifiques et économiques. Dans cette démarche, 21 Project Room Paris vise à la création d’une passerelle entre la sphère de la création artistique, culturelle, intellectuelle, scientifique, technologique et la sphère économique. Le siège parisien est un lieu de rencontres entre les différents partenaires et pour les artistes qui collaborent avec 21 Project Room Paris.

« Dans les années Soixante, à Lugano, la galerie Nord-Sud historique se présentait comme un lieu de promotion et de dialogue entre deux pays voisins, la Suisse et l’Italie, et comme un territoire d’échange culturel entre des auteurs qui partageaient les mêmes poétiques et langages.La naissance du nouveau 21 Project Room Paris italo-français s’inscrit dans la lignée de cet épisode extraordinaire et propose, dans le même esprit, une zone de contact entre des recherches parallèles, une terre du milieu où les expériences des maîtres français s’entrelacent avec celles de leurs pairs italiens. Le rapport qui unit 21 PRP à de nombreux espaces milanais représente une valeur ajoutée à son activité. Comme si un bras s’étendant de Paris jusqu’à l’ombre de la cathédrale milanaise venait sceller un lien du sang résolument nécessaire en ces temps d’individualismes exaspérés.Ce carrefour de rencontres vertueuses peut ainsi jouer le rôle de papier de tournesol, révélateur des réflexions esthétiques évoluant sur une route géographique précise. »

Chiara Gatti – Critique d’art et journaliste de La Repubblica

24 mai 2017 – 14 juin 2017 LIMEN work in progress

« Les hommes en exil se repaissent de rêves d’espoir », affirmait Eschyle.

À une époque marquée par les migrations, les nouveaux exils et les peuples errants d’un bout du monde à l’autre, le grand thème de la frontière (d’origine romantique…) semble soumis aux logiques fluctuantes de la géographie politique.

Face au destin de nomades, de réfugiés, d’apatrides, les artistes contemporains s’interrogent sur la définition instable de chaque ligne de frontière, sur la valeur du « mur » synonyme d’obstacle, sur le sens profond du passage comme libération. Sondant le ventre mou d’une terre aux cartes fragiles, l’art redécouvre son rôle social ; le sens civique de la recherche esthétique reprend son enquête sur des épisodes d’une actualité brûlante.

La « limite » devient alors la grande allégorie d’une fracture dans le temps et dans l’espace, qui sépare, qui érode, tout en dévoilant le cœur, le noyau, le passage, le corridor, la marge entre le visible et l’invisible.

Chiara Gatti

8/12/2017

Un aperçu de la soirée d’inauguration du 21 Project Room le 8 décembre 2016.
Les artistes et les partenaires : Kebir Ammi, Sara Badr-Schimdt, Gaultier Barra, Jean-Marie Barotte, Max Bottino, Christophe Eveillard-Dalban, Barbara Formis, Chiara Gatti, Philippe Honoré, Franck Leteurtre, Maria Cristina Madau, Maria Teresa Maiullari Pontois, David Twist, Michele Pili, Antonio Maria Porretti.

Photos credits :  David Twist – 21PRP

Christophe Eveillard-Dalban
ETUDE de Compositions musicales dans un jardin

Concernant les projets de composition pour « LIMEN » et « Fragments de Silence », dans le cadre du « 21 Project room Paris », je présente une bande-son de 30 minutes environ composée d’un mélange d’Ambiances musicales et sonores diverses.
Il est question de montrer une évolution dans la structure de ces 30 minutes en présentant des matières qui existent déjà, par exemple l’extrait musical composé pour la performance « ULTIMA CENA », présentée à L’Exposition Universelle de Milan en septembre 2015, et des matières musicales et sonores qui sont encore à l’état d’Etude.
La bande-son présentée lors de la soirée du 8 décembre 2016 pour la présentation de « 21 Project room Paris”, est structurée comme la mise en place d’un concert.
Le ou les musiciens accordent leurs instruments et progressivement les matières prennent une orientation qui s’ouvre vers des paysages sonores connus ou pas. 
Le champ d’action est l’imagination et également un peu d’organisation… 
 Christophe EVEILLARD-DALBAN